HALO MAUD « JE SUIS UNE ILE » DISPONIBLE

Posted on Juin 15, 2018 in NEWS, promo tous medias
HALO MAUD « JE SUIS UNE ILE » DISPONIBLE

Premier album « Je Suis Une Île »

Disponible sur Heavenly Recordings / Pias

 

Chroniqué par Rebecca Manzoni ce matin dans Pop & Co sur FRANCE INTER

« Ce premier album s’installe dans ce moment d’entre-deux. Quand on n’a pas encore choisi entre réalité et rêve. »

(Halo Maud) construit des chansons rêveuses aux paroles qui se perdent parfois dans les mélodies, les échos, les effets, mais dont la force tranquille illumine une musicalité empreinte de spritualité. Les Inrockuptibles

Rohmer avait réalisé « Ma Nuit Chez Maud ». S’il était encore vivant, il aurait trouvé dans l’album de Halo Maud de quoi rester collé à sa platine plutôt que de filer se coucher. Technikart – Album du mois

Douze pistes à l’ambition éclatante qui se transforment en permanence et impressionnent face à des textes où la solitude, l’espoir, la nostalgie et le souvenir se côtoient. Magic

Un très bel album pop jonglant habilement entre de français et l’anglais. Tsugi

« Complexe mais spontané, ce disque est d’une beauté duale, entre ombre(s) et clarté. » A Nous Paris

Une musique aérienne et sensible. Nova

« Aucun homme n’est une île » comme disait l’autre poète, mais quid d’une femme? Stylist

 

 

PRESSE UK

Keyboard-driven dream-pop with chiming guitars that give the air of post-Cocteaus psychedelia, Nadal’s chosen oeuvre couldn’t be more ‘now’: file under yet another reason why French women rule music in 2018.  

MOJO – 4/5

An unexpected gem // At first blush, it’s clotted with period-piece electro textures, but deeper listens reveal a peculiarly compelling, prog-pop heart. // Beautifully unmoored, adrift.
Uncut – 7/10

EN CONCERT

20 juillet : Midi Festival, Hyères

26 aout : Rock en Seine, Paris

07 septembre : Coconut Music festival

05 octobre : IBoat Bordeaux

06 octobre : Festival Ellipse Toulouse

20 novembre : La Maroquinerie, Paris

…et également en tournée européenne

 

Découvrez le clip de « Wherever »

Premier extrait « Tu Sais Comme Je Suis »

En playlist sur NOVA

 

Remarquée aux côtés de Moodoïd et de Melody’s Echo Chamber, Maud Nadal vole de ses propres ailes depuis un morceau (À la fin, titre paradoxal pour un point de départ) publié sur une compilation de La Souterraine en 2015. La révélation est immédiate. Et l’ascension fulgurante puisque Halo Maud est aujourd’hui adoubée par Baxter Dury et Phoenix, dont elle a les honneurs des premières parties.

 

Élevée en Auvergne dans une famille de musiciens autodidactes, Maud Nadal découvre l’alto et la guitare. À Paris, elle grandit au son anglo-saxon : PJ Harvey, Cat Power, dont l’un de ses albums lui inspire le projet Myra Lee. Si elle écrit d’abord instinctivement en anglais, cette multi-instrumentiste n’est pas insensible à la plume de Dominique A qu’elle découvre sur le tard, avec Brigitte Fontaine et bien d’autres. Écrire dans sa langue maternelle ne lui était pas naturel : « Il m’a fallu du temps pour trouver ma voix en français, pour trouver ma langue même », confesse-t-elle rétrospectivement.

 

En fondant Halo Maud à la fin de l’année 2014, elle tient une première ébauche en français, Dans la nuit. Son absence de références francophones est un atout. Ce qui ne l’empêche pas de figurer parmi les paroliers des Vestiges du chaos (2016) de Christophe. Composant sans compter et mariant indifféremment ses deux langues musicales, Maud élabore avec le producteur Robin Leduc (The Rodeo, Marie Flore) un son à la fois vaporeux et flottant, hypnotique et réverbéré. Avec des paroles à « 99% autobiographiques », Je suis une île s’impose comme le titre de l’album, témoignant autant de la solitude de son auteure que de sa singularité. 

 

Comme nul n’est prophète en son pays, Halo Maud trouve refuge chez Michel Records, une structure montréalaise, qui publie son premier EP, Du pouvoir (2017). Avant de signer à l’automne dernier chez le prestigieux label londonien Heavenly (Saint Etienne, Temples, Baxter Dury, Toy).

 

En douze plages contemplatives et parfois teintées de psychédélisme, Je suis une île s’impose comme un disque ambitieux et lumineux de dream pop. Dès l’ouverture scintillante en forme de chanson d’amour perdu (Wherever, entêtant single), Halo Maud jette les bases de son répertoire, qui la situerait quelque part entre Blonde Redhead et Beach House. Multipliant indifféremment les pop song bilingues (Du pouvoir/Power, Chanceuse avec Moodoïd) et les ballades oniriques (Surprise, Dans la nuit), Maud joue de sa voix magnétique pour happer l’auditeur. « Tu sais comme je suis », chante-t-elle d’ailleurs, avec un aplomb persuasif. La seconde partie du disque est à l’avenant, avec le tournoyant Baptism en souvenir du baptême de Maud Nadal par son père pasteur, qui précède une insidieuse ballade vocale (Fred, clin d’œil à Fred Frith). Sur l’éponyme Je suis une île, Halo Maud rembobine Du pouvoir dans un brouillard shoegazing. Le titre conclusif, Des bras, voit Maud et sa troupe vocaliser sur l’air de « Au revoir, à bientôt ». On n’est pourtant pas près de quitter Halo Maud, artiste française déjà majeure qui a fait sienne cette citation de la photographe et écrivaine Claude Cahun : « Je vais jusqu’où je suis, je n’y suis pas encore ».